À retenir sur le dispositif Jeanbrun à Paris
- Le dispositif Jeanbrun a été adopté par la loi de finances 2026 pour succéder au Pinel et redynamiser l’investissement locatif dans la capitale.
- L’avantage fiscal repose sur un amortissement du bâti calculé sur 80 % du prix de revient, le foncier parisien étant forfaitairement exclu à hauteur de 20 %.
- Les taux annuels s’échelonnent de 3,5 % à 5,5 % selon le caractère social du loyer.
- Pour la réhabilitation lourde, les taux se situent entre 3 % et 4 % par an.
- Des arrondissements comme le 13e, le 15e et le 18e concentrent une demande locative extrêmement soutenue pour ce dispositif.
Qu’est-ce que la loi de défiscalisation Jeanbrun à Paris ?
Contrairement aux réductions d’impôt classiques, la loi Jeanbrun repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal. Ce système permet aux contribuables parisiens de déduire de leurs revenus imposables une fraction du prix d’acquisition du bien, une stratégie particulièrement efficace pour les tranches marginales d’imposition élevées.
Les objectifs majeurs du dispositif dans la capitale :
- soutenir la création de 50 000 nouveaux logements privés dès 2026,
- encourager des loyers modérés au cœur de Paris via des avantages fiscaux croissants,
- valoriser le parc immobilier parisien via la réhabilitation lourde de l’ancien,
- offrir un cadre fiscal basé sur la rentabilité économique réelle du patrimoine.
Les avantages d’un investissement locatif avec la loi Jeanbrun à Paris
Un amortissement annuel du prix du bien
Le dispositif s’applique sur le bâti (le terrain est exclu à hauteur de 20 %). À Paris, où la tension locative est maximale, le dispositif sécurise l’investisseur, notamment dans les quartiers en mutation ou les arrondissements résidentiels denses.
Les taux varient selon la nature du projet et le type de loyer pratiqué :
| Type de logement | Loyer Intermédiaire | Loyer Social | Loyer Très Social |
| Neuf (ou VEFA) | 3,5 % / an | 4,4 % / an | 5,5 % / an |
| Ancien (+30% travaux) | 3,0 % / an | 3,5 % / an | 4,0 % / an |
Un plafond de déduction annuelle progressif
Paris, l’avantage fiscal est directement lié à l’effort social consenti sur le loyer. Plus l’engagement est fort, plus le plafond de déduction autorisé par foyer fiscal augmente :
- loyer intermédiaire : déduction jusqu’à 8 000 € / an,
- loyer social : déduction jusqu’à 10 000 € / an,
- loyer très social : déduction jusqu’à 12 000 € / an.
L’optimisation via le déficit foncier
En complément de l’amortissement, le dispositif Jeanbrun permet de générer et d’utiliser du déficit foncier. Vous pouvez imputer les charges déductibles (hors amortissement) sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an, une option stratégique pour réduire immédiatement votre imposition à Paris.
La compatibilité avec le Logement Locatif Intermédiaire (LLI)
Pour maximiser la rentabilité de votre investissement parisien, ce cadre est cumulable avec le dispositif LLI, sous réserve de respecter les conditions spécifiques d’éligibilité.
Quelles sont les conditions pour investir dans l’immobilier locatif en loi Jeanbrun ?
- Type de bien : le logement doit impérativement se situer dans un bâtiment d’habitation collectif. À Paris, l’offre étant quasi exclusivement composée d’appartements, la majorité du parc est éligible.
- Nature de l’opération : logements neufs (VEFA) ou biens anciens nécessitant une réhabilitation lourde (travaux représentant au moins 30 % du coût total).
- Engagement de location : le propriétaire doit louer le bien en tant que résidence principale pendant une durée minimale de 9 ans.
- Plafonnement : les loyers et les ressources des locataires doivent respecter les barèmes sociaux et intermédiaires fixés pour la zone A bis (Paris).
Pourquoi choisir le dispositif Jeanbrun pour investir à Paris ?
Investir dans l’immobilier à Paris s’apparente souvent à un défi : les prix sont élevés, la concurrence est rude et la gestion locative peut s’avérer complexe. Pourtant, le potentiel de valorisation reste remarquable, tant les tensions locatives y sont fortes. Dès lors, pourquoi envisager le dispositif de déduction fiscal Jeanbrun comme levier privilégié pour investir dans la capitale ?
Le dispositif permet une déduction fiscale via un mécanisme d’amortissement dont les taux varient selon la nature de votre projet. Dans le neuf ou en VEFA (très prisé en banlieue parisienne), vous bénéficiez d’un amortissement de 3,5 % à 5,5 % par an selon la catégorie de loyer choisie (intermédiaire, social ou très social). Pour un investissement dans l’ancien avec travaux, fréquent dans les quartiers historiques, l’amortissement se situe entre 3 % et 4 % par an, à condition que les travaux représentent 30 % du prix de revient.
- En savoir plus sur les villes où le marché locatif attend un nouveau souffle.
Le marché immobilier à Paris
Plus encore que partout ailleurs en France, le marché locatif parisien, et plus généralement celui de la région parisienne, est un marché ultra-tendu. Ne connaissant aucun essoufflement depuis des dizaines d’années, les demandes des locataires restent invariablement supérieures aux offres de logements disponibles.
Avec plus de 62 % de sa population louant son logement (INSEE), les propriétaires-bailleurs ne peuvent que réaliser une bonne affaire en faisant l’acquisition d’un bien dans cette ville.
Ville universitaire par excellence (Paris est la première ville étudiante de France, et la seconde au niveau mondial), la capitale Française compte bien évidemment un nombre considérable de jeunes étudiants et nouveaux travailleurs en constant renouvellement, et qui cherchent tous à se loger au plus près de leur lieu d’études ou de travail. Au-delà de ces jeunes actifs, la ville attire également énormément de travailleurs étrangers qualifiés, en poste pour quelques mois ou quelques années seulement, et qui recherchent à louer des biens de standing, dans des quartiers huppés de la capitale. Tant de profils complémentaires qui créent un réel vivier de locataires pour tous les propriétaires-bailleurs faisant le choix d’investir dans le locatif à Paris.
Avec peu de terrains disponibles dans la ville-même, et donc peu de nouvelles constructions, les futurs acquéreurs souhaitant se diriger vers le neuf avec la loi Jeanbrun auront des opportunités pour investir en banlieue parisienne. Pour ceux qui ne sont pas effrayés par une acquisition dans de l’ancien, ils pourront alors trouver leur bonheur dans le centre de la capitale.
Les prix des biens immobiliers parisiens n’ayant cessé de croître ces dix dernières années, et leur augmentation étant toujours d’actualité sur celles à venir, c’est le bon moment pour investir avec la loi Jeanbrun, dans l’objectif de réaliser une belle plus-value au moment de la revente du bien.
RÉALISEZ VOTRE BILAN PATRIMONIAL GRATUITEMENT
Définissez l’investissement locatif le plus adapté à votre situation
Paris, quel arrondissement choisir pour votre investissement ?
Le style Haussmannien à l’honneur
Parmi les arrondissements parisiens les plus recherchés par les locataires, on retrouve sans surprise tous ceux constituant le centre et les quartiers historiques, comme les 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème, 9ème, 15ème et 16ème arrondissements. Composés en grande partie de bâtiments au style haussmannien, ces quartiers offrent aux propriétaires la possibilité d’acquérir des logements de caractère, avec beaucoup de cachet. L’opportunité donc de mettre en location des biens présentant de très belles prestations, et donc très demandés. Cependant, leur prix à l’achat étant plus élevé, il faudra plus de temps pour que cet investissement sous le dispositif Jeanbrun devienne rentable, même s’il est certain qu’il sera loué en continu.
Les quartiers populaires qui ont le vent en poupe
Délaissés pendant de nombreuses années, les quartiers les plus populaires de la capitale présentent désormais beaucoup plus d’intérêt aux yeux des potentiels locataires. Ceux au nord de la ville notamment, s’étirant sur les quartiers de Montmartre, des Buttes Chaumont, de Ménilmontant, ou encore de Charonne. De plus en plus attractifs pour les jeunes ménages de par leur cadre de vie, à la fois bucolique et tendance, ces quartiers ont également l’avantage de faire atteindre plus rapidement leur seuil de rentabilité aux biens acquis sous la loi Jeanbrun.
Quid de la banlieue parisienne ?
Désormais avec le projet d’aménagement du Grand Paris mené par les élus locaux, certains arrondissements se développent à la vitesse grand V, jusqu’à atteindre les limites des villes en périphérie, pour ne plus former qu’un grand ensemble. C’est notamment le cas pour le 13ème arrondissement, qui s’étend désormais jusqu’aux communes d’Ivry ou encore de Vitry. Logements neufs et nouvelles vies de quartier naissent ainsi quotidiennement dans toute la périphérie parisienne. L’attrait principal de ces villes étant tout de même en premier lieu leur proximité avec la capitale, il est évident qu’il sera plus judicieux d’investir dans un bien immobilier en loi Jeanbrun à proximité des transports en commun, et plus encore des lignes de métro ou de transports.
